Bronx la petite morgue par Laurent Guillaume

Résumé :

Mike Dolan sort de prison et se retrouve dans le New-York des années sombres. La grosse pomme à pourri, la ville est devenue un taudis à ciel ouvert où les cadavres se ramassent à la pelle. Entre flics véreux, truands pervers et femmes fatales, il va avoir fort à faire pour retrouver les assassins de son frère. Sa solution ? Faire exploser la ville. Mais survivra-t-il au raz de marée qu’il va provoquer ?

Avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Babelio et French Pulp pour m’avoir envoyé ce livre via la Masse Critique de Babelio.
Laurent Guillaume est un auteur que je connais car j’avais lu et chroniqué son livre Delta Charlie Delta. Le style de cet auteur est plutôt sombre mais il fait partie de ces auteurs de polars qui viennent du milieu de la police donc c’est un style aussi très réaliste. Le réel est aussi dans ses histoires.
Ici l’auteur s’essaye à quelque chose de nouveau. Une histoire d’une autre époque, celle des gangsters dans le Bronx dans les années 1930 (supposition). Cette époque il va la retranscrire à merveille. Dès le début on sent cette ambiance très sombre, froide, mystérieuse voir même plutôt dangereuse. On est plongé dans l’Amérique pauvre où se mélange différentes nationalités, couleur de peau et milieux sociaux.
On va suivre l’histoire de Mike Dolan. Il sort de prison après avoir été accusé entre autre de braquage. Il veut retrouver une vie normale pour pouvoir envisager un avenir meilleur. Mais son passé, avec son frère disparu, va lui revenir en pleine face assez vite.
Dès que certains sont au courant de son retour, les ennuis vont commencer. Mike va avoir envie de savoir ce qui est réellement arrivé à son frère. Il va devoir pour cela aller voir certaines connaissances qui ne sont pas toutes amicales. De plus le « roi du Bronx », comme il se nomme, veut qu’il vienne travailler pour lui. On se doute dès le début que ce n’est pas sans arrière pensé.
Chaque personnage, dans ce livre, a une part d’ombre plus ou moins grande. La plupart des personnages sont très dangereux. Mais tous sont le reflet de l’époque : le besoin d’argent amène à faire des choses plus ou moins légales…
Mais malgré toute cette obscurité dans l’histoire, il y a quelques personnages qui amène de la lumière et qui pour Mike auront une grande importance.
La première c’est Cora. C’est une prostituée avec qui Mika a une relation particulière. On comprend que ces deux là ont des sentiments l’un pour l’autre. Mais vu le contexte et ce qu’il va se passer, on se demande si ils vont pouvoir vivre leur histoire d’amour.
Puis il y a Madame Orchard. Sans elle Mike sera à la rue. Ce personnage de son passé va lui être presque vital. Elle va lui donner un toit. Mais leur relation va se révéler plutôt surprenante. C’est une gentille dame pleine de générosité. Elle forcerait presque l’admiration d’avoir accueilli Mike qui pourrait lui causer des ennuis de par ses activités.
L’histoire est assez rapide et j’ai eu peur qu’elle ne soit bâclée. Mais cela n’est pas le cas. La construction fait que l’on a assez d’éléments sans aller trop vite et en oubliant quelque chose. On ne se perd pas du tout. Plus arrive la fin plus les questions se bousculent. Mais même en faisant des suppositions, on est très loin d’imaginer ce qu’il va se passer et ce qui s’est passé pour le frère de Mike.

 

L’auteur a vraiment respecté l’époque : aussi bien côté dialogue que décor ou que personnage. On respecte vraiment le style du polar américain de l’époque. La violence est présente tout au long de l’histoire mais c’est une violence qui correspond au Bronx de l’époque. Les différents personnages présents (gangsters, flics véreux, prostituées ou drogués) renforcent ce côté sombre. L’auteur ne prend pas de pincette et il y va cache comme eux le faisaient à l’époque.
Je ne suis normalement pas une fan de ce genre de polar mais j’avoue que je me suis laissé prendre et que la lecture fut agréable. Quand arrive la fin, on en veut un peu à l’auteur au début. Mais avec du recul, on comprend que les choses ne pouvaient pas finir autrement. Malgré tout on garde espoir jusqu’à la dernière page.

 


Edition : French PulpDate de parution : 18 Avril 2017 – 264 pages

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