Mohammad ma mère et moi de Benoit Cohen

Présentation de l’éditeur :

Au moment où Donald Trump accède au pouvoir, Benoit Cohen, cinéaste français installé aux États-Unis, apprend que sa mère s apprête à héberger, dans l hôtel particulier du 7e arrondissement où elle vit seule, Mohammad, un migrant afghan. Alors que Benoit Cohen s insurge contre ce président raciste qui menace de fermer les frontières, il ne peut s empêcher de s inquiéter pour sa mère qui, sans lui en avoir jamais soufflé mot, ouvre sa porte à un étranger. Il revient alors à Paris et rencontre Mohammad. Ce garçon qui, de déracinement en déracinement, a grandi, à l instar des chats, sept fois plus vite qu un jeune occidental, va lui confier son histoire. Entre Benoit, exilé volontaire, et Mohammad, réfugié malgré lui, une relation intense se noue, sous le regard de Marie-France, qui vient compléter cet improbable trio. Dans ce récit singulier, Benoit Cohen décrit, non sans humour, ce chemin exaltant et complexe qu est la rencontre de l autre et s interroge sur ce que « donner » veut dire.

Avis :

Cela ne vous aura pas échappé, en ce moment à la télé on parle très souvent des migrants. Ce thème n’a pas échappé à certains auteurs comme Olivier Norek ou Hugo Boris (deux livres coup de coeur).
On connaît tous ce sujet à travers les médias le plus souvent. Beaucoup en ont peur mais c’est souvent le reflet d’une méconnaissance totale du sujet. On associe même très souvent migrant et terroriste.
Dans ce livre, Benoit Cohen nous raconte l’histoire de Mohammad, migrant, qui après un parcours très difficile se retrouve à habiter chez sa mère, Marie-France.
Mais il ne fait pas que raconter l’histoire de Mohammad, il nous parle aussi de sa vie à lui. Il a décidé de quitter la France pour les Etats Unis. L’accès au pouvoir de Donald Trump le bouscule énormément et lui fait voir les choses un peu différemment.
Les deux histoires s’alternent et sont même mis en parallèle. Elles n’ont rien de similaire à part le faite que l’un a quitté son pays par obligation(survie) et l’autre par choix. Les deux se retrouvent confronté à des difficultés mais ils vont y faire face pour aller au bout de leur rêve.
Il n’y a pas de voyeurisme dans cette histoire mais beaucoup de pudeur. On voit bien que Mohammad a eu du mal à se confier et on le comprend très bien.
Le faite que l’histoire de Mohammad ne soit pas raconté par un journaliste mais par « monsieur tout le monde » donne une autre dimension à ce livre. On voit une relation d’amitié et de confiance qui née dans ce livre pour que nous puissions lire ce qui est arrivé à Mohammad. Au final, on se dit que c’est un ami voir même un frère qui raconte sa vie à l’autre. C’est une relation d’égal à égal.
L’histoire est racontée de manière chronologique pour Mohammad. On voit bien d’où il vient, les épreuves qu’il a traversé et l’avenir. On se sent impliqué dans ce livre. Même si on connaît un peu le sujet, on y apprend des choses aussi. L’auteur mets en lumière des gens qui n’attendent pas que les moyens d’aider ces gens viennent de l’Etat mais ils les créent eux même. Il nous montre ainsi qu’il y a de l’espoir mais aussi que des êtres humains sont encore capables d’humanité, de bonté. Mais on voit aussi le côté sombre, l’injustice, la lenteur de l’administration. On ressent beaucoup de colère face aux comportements de personnes qui ont des responsabilités importantes.
La lecture de ce livre fut très agréable. J’ai été touchée, émue. Je me suis beaucoup attachée à Mohammad à travers ce livre. Il nous donne une vraie leçon de vie. Rien n’est impossible si on a la motivation d’atteindre le but que l’on se fixe. Même si ici on nous raconte plus particulièrement le récit d’une seule personne, on sait très bien qu’ils sont beaucoup dans le même cas que lui. On s’attache aussi à Marie-France qui a pris la décision presque sur un coup de tête mais qui elle aussi va changer ainsi que sa famille qui se retrouve embarquer dans cette histoire pour aider Mohammad à s’en sortir.
Il y a encore beaucoup à faire pour que partout en France, ces gens qui ont tout quitté se sentent mieux et puissent aller de l’avant. Dans ce livre, on voit qu’il ne faut pas les regarder de travers avec nos préjugés mais voir tout le potentiel qu’ils ont et les aider avec les moyens que l’on a. Si chacun fait sa part, il peut se passer quelque chose de merveilleux.
Merci beaucoup à Benoit Cohen de m’avoir proposé de lire son livre et aux éditions Flammarion pour l’envoi.

Éditions : Flammarion – Date de parution : 4 Avril 2018 – 288 pages

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