Kwai de Vincent Hein

kwai

Présentation de l’éditeur :

Vous souvenez-vous du film de David Lean Le Pont de la rivière Kwai ; adapté d’un roman de Pierre Boulle ? Pour Vincent Hein, c’est une partie de son enfance – les soirées cinéma calé contre son père, près de la cheminée et devant la télévision. Alors, partir en Thaïlande sur les rives de la célèbre rivière, c’est plonger dans les eaux troubles de la mémoire. Là-bas, le spectacle touristique ne cache pas l’exubérance de la nature ni le souvenir des cruautés.

Avis :

Je ne lis jamais de récit de voyage. Ce n’est pas un style vers lequel je vais naturellement par manque d’intérêt tout simplement. Mais après avoir lu un article de Paul Vacca à propos de ce livre, j’ai eu très envie de le lire.

Je n’ai jamais vu le film ou lu le livre « Le Pont de la rivière Kwai » mais comme tout le monde j’en ai entendu parler et j’ai déjà entendu la fameuse chanson du film.

Dans ce livre il n’est pas question que du film. C’est le point de départ de son voyage en Thaïlande. Ce film et le livre ont bercé une partie de son enfance. Ils sont intiment lié à sa famille et surtout à son père et son grand père.

Là bas il fait d’abord le constat d’une société qui a beaucoup changé depuis les événements qui ont inspiré le livre. Le tourisme est devenu l’industrie majeur là bas et fait perdre un peu du charme du lieu. Il y a donc une volonté forte de l’auteur pendant tout le livre de se poser et de retourner aux sources.

Si vous ne connaissez pas l’histoire qui a amené au livre puis au film, l’auteur nous aide à nous remémorer les différents événements liés à la construction de la ligne de chemin de fer et du pont. La violence était très présente et dans le livre elle nous marque. J’ai fait une pause après certains passages. Même si on sait que les conditions étaient durs, les voir ainsi décrite nous heurte beaucoup.

Mais le plus important dans ce livre et ce qui a fait que cette lecture est tombé au bon moment pour moi, c’est que l’on prend son temps, on se pose et on apprécie ce que l’on a. On se laisse embarquer dans les souvenirs de l’auteur sur sa famille. Ces choses de l’enfance qui nous marque encore aujourd’hui et que nous ont permis de nous construire.

Le style de l’auteur est une vraie merveille. Il imprime la lenteur à travers les mots choisis pour que le lecteur s’immerge le plus possible dans son voyage. Il prend le temps de s’imprégner de chaque moment. A un moment il pleut et pendant une page ou deux, il va nous dire tout ce que cela lui fait ressentir. Cela peut prêter à sourire mais cette liste est tellement vrai même si on peut ressentir ça de façon différente.

Ce livre est presque un éloge de la lenteur. On est invité à se poser et à contempler, à apprendre, à se souvenir mais aussi à apprécier les petits moments desquelles on passe souvent à côté.

éditions : Phébus – Date de parution : 5 Avril 2018 – 128 pages

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