Zita de Olivier Hercend

Présentation de l’éditeur :

« Ils filaient comme un oiseau avant l’orage, rasant le sol et frôlant les arbres à pleine vitesse. La main de monsieur Leone s’est posée sur son épaule. Sa voix, qui avait disparu dans le grondement, résonnait de nouveau, intense et pressante.

– Plus vite, accélère. »

Italie, été 1922. Une curieuse alliance se noue. D’un côté, monsieur Leone, passionné de compétition automobile, rentré infirme de la guerre. De l’autre, Zita, sa bonne, une fille de la campagne fascinée par la conduite. Leone se met en tête d’en faire une pilote et la propulse sur les routes de Lombardie pour concourir à des prix. 

De course en course, contre les fantasmes de puissance que fait naître la machine et le spectre du fascisme triomphant, Zita affirme son don à la face d’un monde tristement bridé et déploie une autre façon d’être, dans l’osmose et l’abandon avec son bolide.

Avis :

Mon instinct m’a dit que ce livre pourrait me plaire car il parle de course automobile ! Et oui c’est un sujet qui me passionne depuis plus de trois ans grâce à mon chéri qui lui est aussi fan.

Mais celui-ci à un petit truc en plus c’est qu’il s’intéresse au destin d’une femme dans ce milieu d’homme. C’est ça qui m’a décidé à me lancer dans cette lecture.

L’histoire de Zita est celle d’une jeune femme qui habite dans un village reculé de l’Italie au début du fascisme. Elle est attachante. On a l’impression qu’elle est observatrice de tout ce qui lui arrive. L’auteur a fait le choix de ne pas nous rapporter ses paroles mais plutôt ce qu’elle pense. C’est un choix intéressant et qui ne gâche pas le récit. Zita nous plonge dans ses sentiments pour la course mais aussi dans ce qu’elle vit en dehors.

On vit les courses de l’intérieur et c’est très réussi. Par moment je pensais au documentaire sur Senna qui nous parle de ce qu’il ressentait pendant les courses et c’était très similaire. Le réalisme est saisissant. On sent que l’auteur a dû beaucoup se documenter pour être aussi précis dans le ressenti des courses. Cependant il y a peu de détails sur les voitures. Ça m’a un peu déçue mais ce n’est pas grave.

L’histoire en dehors des courses est très prenante aussi. La vie de Zita n’est pas simple. Ce qui lui arrive avec Emiliano est parfois difficile à lire mais il montre une réalité de cette époque sur les jeunes femmes. Les droits des femmes étaient plus qu’absents à cette époque. La femme est un objet pour les hommes et ne peut pas faire la même chose qu’eux. On sent que Zita subit car elle n’a pas d’autre choix. Il n’y a que deux personnages qui s’inquiètent réellement du sort de Zita. Le personnage de psychiatre est fascinant comme celui de vieux Leone.

L’écriture de ce livre est captivante jusqu’à la dernière page. On s’immerge très vite dans ce livre et je n’ai pas été déçue. La fin du livre est à la fois surprenante et à la fois non. La vie de Zita reste tournée en permanence vers la course. Ce destin qu’elle n’a pas choisi au début va devenir presque son obsession.

Ce fût une excellente lecture qui rend hommage aux femmes qui souhaitent percer dans ce milieu d’homme.

Editions : Albin Michel – Date de parution : 13 Janvier 2021 – 240 pages

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