Fauves de Eric Mercier

Avis :

Commencez par lire la quatrième de couverture de ce livre et si cela ne vous rend pas un peu curieux alors là je ne comprends pas.

On plonge dans l’enquête assez vite. Mais avant on apprend à faire connaissance avec les personnages. L’auteur a écrit un précédent roman qui se passe avec les mêmes personnages, si j’ai bien compris, mais ce n’est pas essentiel de l’avoir lu.

Tout avance lentement dans ce livre. Les histoires sont aussi multiples. On peut s’y perdre un peu. Mais en fait on avance aussi vite qu’une enquête de police dans la vie réelle. C’est assez déroutant par moment car on n’est pas habitué à ça dans la majorité des polars.

On part sur plusieurs pistes comme sur plusieurs histoires. Certaines histoires ne sont pas vraiment nécessaires au livre à mon sens mais on apprend à mieux connaitre certains personnages comme celui de la juge. Mais finalement tout ça à un sens et une fin. Quant aux différentes pistes ça semble parfois tiré par les cheveux et j’ai failli être perdue pour de bon.

Plonger dans ce milieu de l’art m’a rappelé les livres de mon ami Samuel Delage. C’est passionnant et aussi très complexe. Mais j’ai aimé les explications que l’auteur apporte à travers différents personnages comme l’expert scientifique spécialisé sur le sujet qui utilise tout un tas de machines tout comme celui qui est chargé de retrouver les œuvres volés par les nazis. Moi qui aime ressortir d’un livre en ayant appris quelque chose, là j’ai été servie ! Et puis tout s’explique si vous faites attention à la biographie de l’auteur.

L’auteur arrive à nous berner. J’ai eu peur quand j’ai vu la résolution de l’enquête arriver très vite. Je sentais qu’il manquait quelque chose. Mais l’auteur est malin car les rebondissements et retournements de situation vont s’enchainer sur pas mal de page. On était à des années lumières d’envisager une telle fin. Pendant un moment j’ai quand même eu peur car les plus folles théories ont commencé à émerger. Mais encore une fois tout est fait pour nous embrouillé ! Le diable était caché dans les détails !

J’ai passé un bon moment avec ce livre. On navigue assez bien entre les différentes histoires. Les personnages ne sont pas spécialement attachants mais ils sont intéressants. L’intrigue se tient même si tout semble décousu. Le style est intéressant et surtout il y a du rythme. C’est un polar qui prend son temps mais qui est ainsi plus réaliste que d’autres.

Présentation de l’éditeur :

Le cadavre d’un riche collectionneur d’art parisien a été jeté en pâture aux cochons dans une ferme près de Paris. Le commandant Frédéric Vicaux de la brigade criminelle a du pain sur la planche. Ou plutôt des ventres de porcs sur la table de dissection. Fini les vacances ! Alors qu’il tente de trouver de l’aide auprès de son ex-compagne, spécialiste en histoire de l’art, l’enquête va prendre une tournure inédite.
Dans quelles affaires sordides la victime a-t-elle trempé pour être aussi sauvagement assassinée ? Sa fortune cacherait-elle des secrets honteux ? Et sa collection de tableaux fauves, des Matisse, des Vlaminck, des Dufy tous plus précieux les uns que les autres, est-elle vraiment authentique ?
De galeristes véreux en experts corrompus, le commandant Vicaux va plonger dans un milieu de l’art insoupçonné, loin de la lumière et du succès qui auréolent les grands maîtres du fauvisme.

Editions : La Martinière – Date de parution : 14 Janvier 2021 – 448 pages

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