Que vive la loi unique du prix du livre ! La loi Lang a 40 ans.

A l’occasion de la fête des librairies et des 40 ans de la Loi Lang, un livre a été édité par l’Association Verbes avec les Editions Gallimard.

Ce livre est gratuit est sera distribué par les librairies partenaires de l’événement.

Ce livre s’attache à raconter le parcours de cette loi unique en Europe et même dans le monde (je crois). Pour cela, ils ont fait appel à un historien (Jean-Yves Mollier), un journaliste (Mohammed Aïssaoui), un éditeur (Alban Cerisier) et un dessinateur (Mathieu Sapin).

Le premier texte de Mohammed Aïssaoui se lit comme un thriller. On s’attache aux faits de l’époque. C’est passionnant à lire et pour ma part j’ai appris beaucoup de choses. Cette loi en apparence simple avait créé une véritable tempête en Europe.

La BD de Mathieu Sapin relate une conversation imaginaire (ou pas) avec Jack Lang. Ici on s’attache aussi aux faits mais de manière plus raccourcis. On y retrouve l’humour de ce dessinateur qui se mets en scène lui-même.

Le texte de Jean-Yves Mollier revient un peu plus sur des détails du parcours de cette loi avec une sorte de réflexion. On fait un pas de côté pour mieux mesurer les enjeux. On comprend mieux ce que cette loi a pu changer dans la vie du monde l’édition et dans la vie des français.

Le texte d’Alban Cerisier nous permets de prendre encore plus de recul en partant loin dans le passé pour comprendre comment les libraires se sont organisés ainsi que les éditeurs depuis 1881 ! Cet avant dernier texte conclut à merveille cette plongé dans la Loi Lang. On a toutes les clés en main pour comprendre son importance.

En parallèle des textes, il y a aussi des articles, des tracts et même le texte de loi. On retrouve aussi les lettres échangées entre Mitterand (premier secrétaire du PS) et Jérôme Lindo (éditeur des éditions de Minuit).

Le dernier texte est parfois entre fiction et réalité. Agnès Desarthe nous raconte son expérience d’auteure à travers son enfance mais aussi avec la rencontre d’une classe en ZEP et des détenus. Elle s’interroge sur la place de celui ou celle qui écrit et de ce que cela lui apporte. A la fin elle nous offre même une lettre à envoyer à un jeune lecteur pour lui donner envie de lire mais en prenant surtout du plaisir.

Ce livre est riche et très complet. C’était un plaisir de le lire et de m’instruire à la fois.

« Les libraires sont les promontoires de l’âme », Marie-Rose Guarniéri.

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