Toutes blessent la dernière tue par Karine Giebel

Présentation de l’éditeur :

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…

Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

 
Avis :

 

Depuis longtemps j’entends parler de la plume de Karine Giebel entre autre par mon ami Samuel Delage.
En tant qu’amatrice de thriller, je me devais de me lancer un jour pour découvrir cette auteure.
La quatrième de couverture me laissait entendre que ce serait un bon thriller mais sans plus. L’histoire reste très vague, on a très peu d’information sur le sujet.
Le prologue pose les choses…
On va très clairement parler de l’esclavage. Mais pas n’importe quel esclavage. Pas celui que l’on a appris dans les livres d’Histoire même si il y ressemble beaucoup.
La différence est qu’il a lieu en France, pays qui l’a abolie 1848 par le décret de Victor Schœlcher.
Nous avons donc à faire à un esclavage moderne. Des petites filles sont vendues par leurs parents qui pensent qu’elles vont vivre une belle vie en France. Elles sont en faite confrontées à l’horreur absolue.
La petite Tama à 9 ans au début du livre.
On va vivre l’enfer avec elle. Cet enfer ne semble pas avoir de fin. Elle va subir les pires atrocités possibles et inimaginables.
J’ai eu mal avec elle. J’ai eu le cœur brisé à de multiples reprises avec elle. J’ai ressenti la colère, la peur, la tristesse. J’ai vécu l’injustice avec elle. J’ai surtout perdue espoir avec elle.
Par moment on entrevoit une petite lueur d’espoir mais Karine Giebel joue avec nos nerfs, nos émotions et cette lueur s’éloigne et nous semble inaccessible plus on avance dans l’histoire.
De l’autre côté on a Gabriel.
Son histoire est presque secondaire par rapport à celle de Tama. Cet homme est sombre. Ce n’est pas un gentil. Son passé lui pèse énormément.
Sa vie va être bouleversé du jour au lendemain par une jeune femme qui ne se rappelle de rien.
On ne voit pas le lien directement avec l’histoire de Tama même si on se doute de quelque chose.
Le lien entre ces deux histoires va nous faire un bien fou dans la lecture.
Autre point commun entre ces deux personnages : l’esclavage. Gabriel est l’esclave de son passé.
Mais avant tout cette histoire nous permet de souffler avec l’histoire de Tama qui nous ronge de l’intérieur.
Ce livre, je l’ai lu en deux jours. Autant vous dire que cela arrive très rarement. Mais ce qui est plus rare est ce que j’ai vécu à la lecture. Je me suis sentie à la place de Tama. J’ai ressentie ce qu’elle ressentait. Cela a été d’une rare violence. Une violence physique mais aussi mentale.
Mon cœur s’est emballé à de très nombreuses reprises et pendant longtemps. Plusieurs fois j’ai eu envie d’abandonner ce livre tellement cela me faisait mal. Mais je me suis forcé à continuer car je me suis dit que les choses allaient s’arranger à un moment. Il y a un petit côté « pervers » dans cette lecture. On a mal en lisant les horreurs qu’elle subit mais on a envie aussi de continuer pour savoir.
L’alternance des chapitres et des points de vue est au début difficile à suivre tellement on est happé par l’histoire mais au final elle est très intéressante et réussi.
Même si Tama est le personnage principal, les autres ont une importance et nous touche tous. Certains ont beau être horrible, on leur trouve quand même des excuses à leur attitude.
Ce livre fera partie des livres qui vont me marquer à vie. Je suis ressortie vidé de cette lecture. Mon cœur était déchiré et l’est encore. Karine Giebel, que je découvre avec ce roman, signe un livre magistral que je mets à la même hauteur que celui de Ghislain Gilberti que j’ai lu dernièrement.
La longueur du livre peut effrayer mais sa puissance est telle que les pages défilent à 200 à l’heure la terreur chevillée au corps.
Je déconseille ce livre aux âmes trop sensibles. Par contre pour les autres, ne passez pas à côté !
La violence n’est pas gratuite car elle est en accord avec le thème qui lui même est violent.
Ce qui frappe aussi dans ce livre c’est que cette histoire pourrait être vraie. L’esclavage sous cette forme existe encore dans notre pays (article).
Ce livre est plus qu’un coup de cœur. C’est un coup au cœur, un coup dans le ventre…Une claque monumentale !!!

 

Édition : Belfond – Date de parution : 29 Mars 2018 – 744 pages
 

2 commentaires

  1. Tu devrais te lancer dans « Meurtres pour rédemption » de la même auteure. ça a été un livre poignant, j'ai pleurée plusieurs fois et j'ai vraiment vécu l'histoire de Marianne. 900 pages que j'ai avalé très très vite et une histoire qui m'a marquée à vie! J'ai hâte de me procurer « toutes blessent, la dernière tue » surtout après avoir lu ton avis!

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