Une forêt obscure par Fabio M. Mitchelli

Résumé :
 » Je n’ai rien d’un monstre. Je suis là uniquement pour nourrir l’esprit de la forêt, en lui offrant la chair de la jeunesse.  » Daniel Singleton, alias Robert Christian Hansen (1939-2014), le monstre d’Anchorage. 
À Montréal, Luka diffuse sur le Web les images des animaux qu’il torture, puis celles de son amant qu’il assassine à coups de pic à glace. Pour enquêter sur une telle affaire, il faut un flic borderline comme Louise Beaulieu.
En Alaska, dans la petite ville de Juneau, deux jeunes filles sont découvertes en état de choc. Pour comprendre, il faut un flic comme Carrie Callan, qui va exhumer les vieux secrets et regarder le passé en face.
Le point commun à ces deux affaires : Daniel Singleton, un tueur en série. Du fond de sa cellule, il élabore le piège qui va pousser Louise à aller plus loin, toujours plus loin… Jusqu’à la forêt de Tongass, là où le mensonge corrode tout, là où les pistes que suivent les deux enquêtrices vont se rejoindre.
Ce roman est librement inspiré du meurtre commis par Luka Rocco Magnotta en 2012, ainsi que des crimes de Robert Christian Hansen, qui a violé et assassiné 17 femmes entre 1971 et 1983.
 
Avis
Ce n’est pas le premier livre de Fabio Mitchelli. Mais pour moi c’était le premier que je lisais donc je n’avais aucun avis concernant cet auteur. Ce livre a été encensé par Gérard Collard. Rien qu’avec ça, on se dit que le livre doit être bon ou du moins qu’il mérite d’être lu.
Dès le début, l’auteur nous informe qu’il s’est inspiré de faits réels mais aussi de deux serials killers mais que le livre reste une fiction. On va en faite être à la limite entre ce qu’il s’est passé et la fiction en permanence. Certains détails sont extrêmement proches de la réalité voir même plus.
Dans ce livre il y a plusieurs histoires que l’on peut en faite regrouper en deux distinctes pendant une bonne partie du livre.
D’un côté il y a l’histoire de Luka Ricci mené par Louise Beaulieu à Montréal. C’est une enquêtrice très particulière. Elle est très marquée par la perte d’un être proche et elle va devenir accro aux jeux d’argent principalement. Elle a un style bien à elle dans sa manière de mener l’enquête et d’être. Je l’ai beaucoup aimé car quand elle parlait j’avais l’impression d’entendre ce charmant accent. Le vocabulaire utilisé m’a rappelé de bons souvenirs. J’aurais eu envie, pour mon petit plaisir personnel, qu’elle parle plus. On va aussi se retrouvé avec le tueur et le suivre dans sa démarche et sa façon de penser. Il est extrêmement dérangeant. On comprend très vite à quel point il est perturbé. On ne sait pas au début comment il en est arrivé là, il va falloir être patient pour le savoir. Certaines scènes avec le tueur sont bien décrites avec juste ce qu’il faut d’horreur pour faire frissonner le lecteur.
Puis nous avons l’histoire en Alaska avec Carrie Callan. Deux jeunes filles sont retrouvées sur le bord de la route. Elles ont été torturées d’une manière bien particulière et étrange. On avance très lentement dans cette affaire. Elle est très complexe et parfois un peu trop. L’enquêtrice est une mère de famille seule qui « élève » sa toute jeune fille atteinte de la progéria. Sa fille vit en faite en grande partie à l’hôpital. On sent que Carrie tient comme elle peut pour sa fille mais elle sait que l’issu sera fatal. Elle force le respect rien que pour ça.
Ces deux histoires vont donc se rejoindre. Cela va prendre beaucoup de temps et peut parfois paraître très flou. A plusieurs reprises j’ai posé le livre pour faire le point et comprendre comment l’ensemble des éléments s’articulait entre eux. Ces deux affaires ne vont en former qu’une seule mais comporte plein de ramifications avec des affaires secondaires. C’est un livre que j’ai trouvé pendant un bon moment assez complexe. Tout s’enchaîne assez vite mais il y a quand même comme des rappels pour ne pas perdre le fil (voir même la corde tellement c’est énorme) de l’enquête. L’ambiance du livre est très noire. Elle est bien décrite et on s’y plonge facilement, comme dit plus haut : on en frémit ! Les personnages sont en majorité assez borderline mais ils sont bien amenés dans l’histoire. Il faut là aussi de la patience pour comprendre l’implication précise de certains dans l’histoire. Il y a une chose que j’ai bien aimé mais qui peut paraître comme un détail. L’action continue de se dérouler même quand on passe à un autre chapitre ou alors que l’on change de lieu et de personnage. Au début cela peut paraître étrange mais cela évite de perdre du temps.
Ce livre ne sera donc pas un coup de cœur mais j’ai quand même passé un bon moment. Le livre est complexe mais bien écrit, on a tout ce qu’il faut dans la juste mesure sans plus. Les amateurs de serials killers en auront pour leur compte.
 
 
Éditeur : Robert Laffont – Collection : La Bête Noire – Date de parution : 15 Septembre 2016 – Prix : 20 euros  –  416 pages

 

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