L’assassin qui aimait Paul Bloas de Pierre Pouchairet

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Présentation de l’éditeur :

La commandant Léanne Vallauri a beau engranger les succès à la tête de la Police judiciaire de Brest, elle se retrouve engluée dans une méchante affaire. L’informateur qu’elle protégeait a été la cible de deux tueurs et elle encourt des sanctions disciplinaires et pénales. Alors que le moral est en berne, elle accueille avec soulagement l’occasion d’oublier ses ennuis en travaillant sur un nouveau dossier. La découverte d’un cadavre lardé de coups de couteau et abandonné à proximité de l’ancienne base des sous-marins allemands va l’entraîner dans une nouvelle aventure à hauts risques et lui faire découvrir des lieux dont elle n’imaginait pas l’existence. Les tunnels et les souterrains de Brest, vestiges de la guerre, recèlent bien des mystères et des dangers. Ils vont cette fois être le théâtre d’une impitoyable chasse à l’homme dont Léanne et son équipe ne ressortiront pas indemnes…

Avis :

La première fois que j’ai lu un livre de Pierre Pouchairet, c’était « La prophétie de Langley » et j’avais beaucoup aimé alors qu’à la base je ne le sentais pas à cause du sujet qui me semblait trop technique.

Le livre dont je vais vous parler est le troisième tome d’une série qui s’appelle « Les trois brestoises ». J’ai eu un peu peur en le commençant car je pensais que c’était une suite. Ce n’est en fait pas vraiment le cas. Les enquêtes sont uniques mais en toile de fond il y a une « histoire » si on veut. Pour citer l’auteur (à qui j’ai envoyé un message dès le début de ma lecture » : « Chacun de mes romans se termine par une sorte de clifhanger…qui prépare une suite. Mais ils peuvent tous se lire séparément. »

A partir de là j’ai continué ma lecture de façon plus sereine.

Cependant, j’ai eu un peu de mal à accrocher au début. Ma lecture fut un peu fastidieuse. Déjà ça commençais mal avec le fait qu’il y est des références aux précédents tomes même si ce n’est pas une suite. Mais surtout c’est le personnage principal, Léanne Vallauri, avec qui j’ai eu du mal. On la découvre certes pas dans de bonnes conditions mais ce n’est pas essentiellement ça qui m’a fait tiquer. Ce personnage ne semble pas facile niveau caractère. Je l’ai trouvée assez antipathique dès le début. C’est un électron libre qui n’en fait qu’à sa tête sans penser aux autres. Au fur et à mesure du livre, j’ai réussi à passer outre pour me concentrer sur l’histoire.

Mais de manière générale j’ai peu accroché avec les personnages. Pour certains j’ai trouvé leurs mensonges ou la manière de présenter la vérité pas très crédible. A force de lire des polars et des thrillers, j’ai l’impression de voir assez facilement les ficelles.

On se rassure, ce n’est pas ce que je vais retenir de ce livre. Ce qui a réussi à me faire continuer ma lecture, c’est l’intrigue ! On part au tout début du livre dans une direction mais ça ne dure pas car on va directement dans une autre. Il y a en fait plusieurs histoires qui, bien sûr, vont se recouper à un moment donner. L’enquête de Léanne et de son équipe est ce qui prend le plus de place. Les descriptions sur la manière de la mener sont très précises mais c’est normal quand on sait que l’auteur est un ancien commandant de Police (j’espère que je ne me trompe pas sur le grade). Ce détail donne beaucoup de réalisme au livre et nous donne envie d’aller au bout de cette lecture. Tous les risques sont pris pour résoudre cette enquête alors que Léanne doit faire attention à ce qu’elle fait.

L’auteur nous garde un peu dans le flou sur les raisons de ces meurtres. Même si on sait un peu pourquoi à un moment, il y a encore d’autres raisons. Et puis du côté des responsables on est aussi tenu dans le flou. Le lecteur pense savoir qui est le vrai responsable alors que c’est beaucoup plus compliqué que ça.

Le suspense est maintenu jusqu’à la fin du livre et ça c’est assez rare pour le souligner.

Du côté du style de l’auteur, je dirais que c’est fluide et assez classique sans être simpliste. Il y a quand même de la recherche. Au début j’ai peut-être eu un peu de mal mais je ne me l’explique pas vraiment.

Côté description, en dehors ce qui concerne la procédure, la description des paysages et des souterrains de Brest est fascinante. C’est une véritable invitation à aller voir ça en vrai (tout en faisant ça de manière sécurisée). J’avais l’impression d’y être et de ressentir l’étroitesse des chemins et le côté sombre des anciennes installations militaires. C’est aussi là que l’on peut constater que l’auteur a fait soit un vrai travail de recherche et/ou alors il connait très bien les lieux.

Au final je me suis laissé prendre par cette lecture à laquelle je suis devenue accro plus on approche de la fin. Les scènes d’actions sont captivantes et le lecteur peut se laisser surprendre ! Ce qui est certain c’est que je vais lire les deux précédents tomes avec intérêt.

Editions : Palémon Editions – Date de parution : 14 Juin 2019 – 345 pages

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